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L'art à l'hôpital

" VOUS AVEZ VRAIMENT FAIT ENTRER UNE BICHE DANS LA CHAMBRE 316 ? "

À l’occasion de son centenaire,
l
'Institut Paoli-Calmettes m’a confié la réalisation d’une résidence artistique en immersion au cœur de l’hôpital.

​Ce projet est né d’un constat simple : dans chaque établissement de santé existe un territoire invisible, fait de gestes silencieux, de présences discrètes et de regards qui soutiennent. Mon travail s’inscrit dans cet espace humain, souvent imperceptible, où se croisent soignants, patients, résidents et métiers de l’ombre.

À travers la photographie et l’installation, cette résidence propose de révéler le paysage humain du lieu, de mettre en lumière la beauté du quotidien et de construire une œuvre visuelle poétique, onirique et collective, co-créée avec l’ensemble des présences qui font vivre l’hôpital.

Introduire l’art au cœur d’un établissement de soin, c’est ouvrir un espace où l’humain redevient visible dans toute sa complexité et sa dignité.

Au-delà de la création artistique, le projet vise à valoriser les professions, à rendre visibles les invisibles et à réintroduire de la douceur dans les espaces de soin. Il s’inscrit dans une démarche qui soutient la qualité de vie et des conditions de travail, la prévention des risques psychosociaux, l’humanisation des lieux et les programmes Culture & Santé.

Pensé comme un projet évolutif, il a vocation à se développer au sein d’autres établissements de santé, en s’adaptant à chaque territoire hospitalier et à celles et ceux qui l’habitent.

On en parle aux infos sur France 3

Pourquoi un projet artistique au sein d'un établissement de santé ?

Restaurer le sens :
Qualité de vie et des conditions de travail

Dans un environnement rythmé par l’urgence et la technicité, la photographie propose un temps d’arrêt.

Elle révèle la noblesse des gestes quotidiens, la précision du soin, la délicatesse de l’accompagnement.

En devenant image, le travail retrouve une dimension symbolique.

Chacun peut se voir autrement : non plus uniquement à travers une fonction, mais comme acteur essentiel d’une œuvre collective.

 

Offrir un espace de respiration : Prévention des risques psychosociaux

La participation à une création artistique crée une parenthèse.


Un espace sécurisé, non hiérarchique, où la parole circule autrement et où le corps se détend.

Se prêter à l’image, c’est accepter d’exister autrement que dans la performance.


C’est déposer une part de soi, dans un cadre bienveillant.


Ces instants, bien que simples en apparence, contribuent à apaiser les tensions et à renforcer le sentiment d’appartenance.

Humaniser les lieux :
Redonner visage et présence

Dans un établissement de soin, les rôles sont multiples et parfois invisibles.

 

La photographie met en lumière celles et ceux qui œuvrent dans l’ombre autant que ceux qui reçoivent le soin.

 

Patients, résidents, soignants, personnels techniques deviennent sujets de regard, et non objets de fonction.

 

L’image restaure une égalité symbolique : chacun est digne d’être vu.

Fédérer :

Créer une mémoire commune

Les œuvres produites ne restent pas individuelles. Elles s’inscrivent dans les murs, circulent dans les couloirs, deviennent supports de dialogue.

Elles racontent une histoire collective.

Elles créent des ponts entre services, entre générations, entre métiers.


Elles nourrissent un récit commun qui dépasse les contraintes du quotidien.

POUR RECEVOIR

LE DOSSIER COMPLET

Je t’ai observé toi, être trop content de ta future photo Tinder. 

Je t’ai parlé à toi, Bacar, des projets plein la tête et qui ne s’est jamais réveillé. 

Je t’ai vu toi, être là depuis 20 ans et ne pas vouloir être ailleurs.

Je t’ai écouté toi, me parler de ton métier que tu ramènes à la maison.

Je t’ai vu de près ! Toi qui est belle sans vouloir y croire…

Je t’ai entendu toi, rire à l’espoir et à la vie.

 

Je vous ai vues défendre votre rôle indispensable, celui qui sonne juste dans cette symphonie parfois stridente…Je vous ai toutes et tous vus, torchon ou scalpel à la main, vous battre pour le cœur de l’IPC.

Je t’ai photographié TOI, Paoli Clamette la plus grosse pince du crabe. Je t’ai respirée. 

Je t’ai grillée ! Je t’ai dévorée. De tout ce que tu m’as donné, j’en ai fait 100 images parmis 1000 souvenirs. 

 

Aux 100 prochaines années Paoli…

À l’IPC, par Julie Lagier

LETTRE À
PAOLI-CALMETTES

 

"Pendant un mois, j’ai rencontré des patients, leurs accompagnants, des soignants,  des chercheurs, des agents d’accueil, le personnel technique, les cuistos, l’aumônière… Tous ont accepté de jouer le jeu de me faire confiance en ne sachant absolument rien  de ce que leur image allait devenir. 

Et moi non plus…"

Chaque prise de vue est une improvisation de la vie, les rencontres et les murs qui les entourent sont uniques. Et moi ce que je préfère, c’est me fier à l’instinct et au présent. Alors je prends le temps de la post-production pour en retirer le parfum des souvenirs de cette oeuvre devenue collective grace à vous.

Nous nous sommes ouverts les portes de nos quotidiens, j’ai trouvé que le votre bouscule où que l’on regarde et questionne quoique l’on ressente. Merci pour cette générosité Paoli Calmette.

Personne ne connaissait mon univers, je n’avais que les mots pour en parler, et pas tout le temps et toujours très brièvement d’ailleurs. En fait, ce que je voulais c’était parler de vous. De TOI.

 

Toi qui prends ton métier à bras le corps, quoique tu fasses.

Je t’ai entendue toi, chanter de l’opéra en opérant un sein. 

Je t’ai vu toi ne pas oser faire la bise à plus gradé que toi alors que tu en avais envie.

Je t’ai vu toi, accepter de poser pour le geste

« parceque ça montre que je suis là ».  


Je t’ai vu toi, pleurer de ta maladie et de la peur de tout à l’heure. 

LES ŒUVRES

" 100 IMAGES
POUR LES 100 ANS "

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